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Un photo-journaliste à la rencontre des collégiens !

vendredi 22 novembre 2019, par Mme CESCO, Mme MUSLER

Dans le cadre de l’opération « La Saône-et-Loire fait sa presse »*, les élèves de 5e1 ont eu la chance, ce mardi 19 novembre, de passer deux heures en compagnie d’ Arnaud Finistre, photo-reporter international.

Arnaud Finistre a d’abord présenté son parcours et son travail :

Passionné de photo depuis l’enfance, communicant de formation, il a fait de nombreux métiers. Pourtant, nous a-t-il confié, il a toujours su qu’il voulait être photo-journaliste. Alors il a franchi le pas : il a travaillé 5 ans dans la presse quotidienne régionale, au « Bien Public » et y a appris toutes les techniques et ficelles du métier.
Puis il est devenu journaliste indépendant. Il vend ses photos par l’intermédiaire d’une agence, Hans Lucas.
Il couvre depuis des sujets internationaux, catastrophes, conflits ou guerres : le tremblement de terre en Haïti, le front lybien, les printemps arabes… , parfois des sujets plus légers comme la fête des couleurs en Inde et donc voyage dans le monde entier.
Il est aussi envoyé en reportage par des ONG comme « Médecins sans frontière » ou par des magazines.1
Il est l’auteur d’une série de photographies des moines de l’Abbaye de Solesmes.
Aujourd’hui il est également correspondant régional pour de grands journaux comme « Le Monde », « La Croix », « L’Obs »…et ses photos sur le mouvement des Gilets jaunes de Montceau-les-Mines par exemple, ont été publiées dans le journal « Le Monde ».

Enfin, cet autodidacte enseigne le photojournalisme à l’Université de Dijon.

Il a expliqué ensuite comment prendre et lire des photographies.


En s’appuyant sur certains de ses clichés (en ligne ici) (et là ), Arnaud Finistre a expliqué les techniques très précises pour prendre des photos : le cadrage (la règle des « lignes de tiers par exemple »), l’angle, la mise au point.
Il a souligné l’importance de la légende et des mots clés attachés aux photos afin qu’elles ne soient pas détournées.
Il a évoqué l’interdiction de trop retoucher une photographie, ce qui en transformerait le sens.
Les élèves ont alors fait de la lecture d’images et réfléchi au message dans les photos.

Pour conclure, il a enfin répondu à quelques questions restées sans réponse :

-  « Combien gagnez-vous ? » C’est très variable d’un mois à l’autre (entre 2500 et 3200 euros en moyenne, parfois rien) et je travaille souvent 7 jours sur 7 .
Il a évoqué le tarif de vente d’une photo, entre 140 et 7000 euros selon le support qui la publie, l’importance des mots-clés pour pouvoir la vendre facilement et rapidement (car la durée de vie d’une photo d’actualité est courte)

- « Parlez-vous plusieurs langues ? » Oui, principalement l’anglais et l’espagnol ; un peu de russe et d’arabe aussi. Je suis parfois accompagné par un « fixeur », traducteur local.

- « Quels sont vos souvenirs les plus marquants ? » Ma plongée dans la vie monacale pendant quinze jours lors du reportage sur l’abbaye de Solesmes.

La classe et les enseignantes responsables du projet, Mmes Cesco et Musler, ont été captivées durant deux heures et tout le monde a applaudi sa prestation !

Paroles d’élèves  :
«  Ses photos étaient magnifiques et nous ont fait voyager » Léane
« Parfois il est obligé de se mettre en danger pour être au coeur d’une manifestation  »Gabin
« Ses photos transmettent des émotions et un message » Fantine
« Il est très passionné et intéressant  » Raphaëlle

* projet « Classes Presse 71 » organisé et financé par le département 71 et porté par le CLEMI.

 [1]


[1Une exposition de ses photos sur les Rohingyas du Bangladesh « Apatrides » débute le 22 novembre au musée de la vie bourguignonne de Dijon.